Musée de la vallée de l’Ubaye

  • musée Ubaye

Description

Description

Musée de la vallée de l’Ubaye à Barcelonnette

musée vallée ubaye

Crédit : stephane Duquesne

Les villas prestigieuses des émigrants

Installé dans une magnifique ville à Barcelonnette, dans les Alpes de Hautes Provence, ce musée est une mine de renseignements sur les habitants de la vallée de l’Ubaye et surtout du phénomène migratoire des populations au XIXe siècle.

Cette villa a pour nom La Sapinière, hommage rendu aux mélèzes qui couvrent les flancs de montagne de la vallée de l’Ubaye. Quand on franchit les portes du musée, on ne s’attend pas à voyager autant. En effet, de multiples objets ont été rapportés par ces téméraires habitants de la vallée qui n’ont pas hésité à partir sous d’autres latitudes : Asie, Afrique et surtout Amérique.

Cette vague d’émigrations, se déroula entre 1870 et 1930 et entraîna un essor de l’urbanisme calqué sur les villes d’eaux du début du siècle. Construites par les enfants de la vallée de retour aux pays, elles témoignent de leur réussite dans le négoce et l’industrie textile.

On les trouve à Barcelonnette et à Jausiers. Les premières constructions datant de la période allant de 1870 à 1890 sont apparentées aux maisons bourgeoises classiques du centre historique de la ville avec des proportions simples et harmonieuses. Puis dans les années qui suivirent, les villas acquièrent du prestige avec des chantiers plus ambitieux : ce sont de véritables petits châteaux avec des façades aux ornements sophistiqués, des toitures complexes servis par des  parcs et jardins.

L’entre-deux guerres voit la fin des édifications grandioses, excepté la villa bleue datant de 1931.

Comme souvent dans les pays d’Amérique, les cimetière possèdent des tombes monumentales qui témoignent de la réussite des familles. Il en est de même dans les cimetières de la vallée.

Un musée gardien de la mémoire

Le musée a créé un centre de documentation dont la thématique est l’étude de l’émigration des habitants de la vallée de l’Ubaye vers le Mexique. Il est partenaire de la “Benemerita Universidad Autonoma de Puebla”et de l’association “Raices Francesa en Mexico”. Le musée est aussi jumelé avec le “museo comunitario de Ciudad Mendosa” qui a pris ses quartiers dans l’usine textile séculaire mais toujours en activité, fondée en 1896 par Alexandre Reynaud.

Enfin, le projet  “Mexico-Francia: présence, influence, sensibilité” a pour objet l’étude de l’impact de la présence française au Mexique. C’est un réseau de chercheurs et d’étudiants du Mexique, de France et des États-unis qui collaborent à l’organisation de séminaires, des conférences et de publications sur ce sujet.

Ainsi, nombre de documents sont recensés (photographies,  lettres, correspondances diverses, objets, vêtements…)

Son action est aussi d’ accueillir, orienter et renseigner tous les descendants d’émigrants à la recherche de leurs origines.

Les émigrants de l’Ubaye dits “Les Barcelonnettes “

Les premiers à émigrer étant pour la plupart de Jausiers, s’installent en Louisiane, terres aux souvenirs de France dès les années 1840 comme colporteurs le long du Mississipi. Certains resteront aux Amériques et après avoir ouvert des commerces de marchandises “sèches”, achèteront des plantations de canne à sucre. Ils deviennent alors d’influents notables.

D’autres pour la majorité poursuivent leurs chemins jusqu’au Mexique, à l’instigation de Dominique Arnaud qui ouvre un commerce de tissus et de vêtements dans la République mexicaine toute juste libérée de la présence espagnole. Après une période d’investigation, les Barcelonnettes s’imposent bientôt comme des industriels puissants. Cette notoriété les implique dans la modernisation du pays : c’est la période de l’afrancesamiento. Bientôt, ils investissent l’ensemble des négoces : industrie textile, banque, mines etc..

Quelques migrants isolés poursuivront encore leur route jusqu’aux trois autres républiques : l’Argentine, le Guatemala et le Chili. Ils deviennent paysans-entrepreneurs produisant du café, de la vanille ou éleveurs.

Des salles aux trésors précieux

La salle des gens de la vallée

La Valèia comme la nomment ses habitants, couvre 80 kilomètres et traverse 16 communes. Axe majeur des Alpes occidentales, elle permet la circulation grâce à ses nombreux cols. C’est pourquoi la vallée a, depuis toujours, été tournée vers le monde extérieur et a commercé avec ses voisins. Au début du XIXe s, il y avait 17000 habitants pour tomber à 7500 habitants aujourd’hui. Entre temps un exode  a décimé les villages. Le musée retrace l’histoire quotidienne de ses paysans dont la vie tournait autour de l’agriculture et l’élevage des moutons.

La collection Gleize et Ollivier

La donation Jean-Denis Gleize est un trésor archéologique. En effet elle comprend : 4 pointes de flèches, 11 haches, 5 épingles, 14 fibules, 8  bracelets, 5 brassards, 2 statuettes d’Héraklès. D’autres pièces sont attribuées à une autre collection, celle de ollivier qui présente également 17 photographies exceptionnelles inédites réalisées par saint-Marcel Eysseric. En 1860, ce bourgeois aisé de Sisteron s’initie à la photographie qu’il pratique assidûment jusqu’à sa mort en 1915. Il laisse  plus de 2 500 cliché à la postérité.

La salle Rose des trésors mexicains

Les émigrants de retour au pays ont été les premiers à collectionner des objets des contrées traversées pendant leurs périples : statuaire aztèque, objets d’art populaire , colonial ou encore d’art moderne mexicain.

Ces premières collections ont sans cesse été enrichies grâce aux voyages d’autres aventuriers de la culture , entre autre le naturaliste Émile Chabrand,  le sénateur André Honnorat mais aussi par l’entremise de la chambre du commerce française du Mexique (1952) et du gouvernement mexicain (1976).

musée la sapinière

La salle Emile Chabrand

Véritable homme à la curiosité insatiable, Emile Chabrand toucha à tout. Il fut aussi bien auteur, inventeur, photographe, voyageur, négociant que préparateur naturaliste dont il revendique seulement l’activité.

Embarqué comme mousse sur un bateau en partance pour Buenos Aires à l’âge de treize ans, il s’installe comme négociant au Mexique où il fait fortune pendant 18 ans. On ne sait pratiquement rien de lui, car il est toujours resté très secret. Reste de lui sa collection.

Crédits photos:


MOSSOT

{Eric OLIVE}

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Stephane DUQUESNE

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  • By valerieJean Biographe
  • Email: nelson.terra@orange.fr

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