L'île de Lanzarote aux Canaries

Voyage à Lanzarote, une île volcanique des Canaries

Découvrir l’archipel des Canaries, suppose de faire un choix pour savoir quelle île des Canaries choisir, sachant qu’on ne partait qu’une semaine et que l’idée n’était pas de faire un circuit comme à Madère mais de louer une villa.J’ai hésité entre l’île de Lanzarote et celle de Tenerife. après consultation des différents sites touristiques, je choisis l’île de Lanzarote, Tenerife étant trop ressemblante à Madère.

Passer Noël au soleil de Lanzarote

Noel aux canariesPeu de préparation pour ce voyage, je n’avais pas le temps. J’avais juste deux envies : passer Noël avec tous mes enfants et aller au soleil. J’ai regardé quelques blogs dont celui d’Evaneos avec des circuits toujours bien conçus. L’île de Lanzarote étant relativement petite, les visites sont assez restreintes. Comme pour Madère, nous avions envie de randonner pour voir de magnifiques paysages et être au soleil !

D’abord il faut savoir que nous avions réservé quatre mois à l’avance nos billets d’avion, pensant qu’ils seraient moins chers (500€). Or, 1 mois avant notre départ, les prix ont chuté à 280,00 € pour la semaine de Noël qui est considéré pour les Canaries comme haute saison.  Inutile donc de se précipiter !

Quant à la météo, elle donnait dans la première quinzaine de décembre, une température de 19 à 21°, elle sera en fait entre 24 et jusqu’à 26° à l’abri du vent…sauf sur une journée où le soleil s’est voilé et le vent d’est s’est levé…et nous étions à 600 mètres. Il y a toujours un peu de vent sur l’île surtout en altitude. J’avais juste une petite veste de polaire, pas de pull et je n’ai jamais eu froid.

Pour l’hébergement, j’ai cherché une location à proximité des plages, ne connaissant pas la configuration de l’île et plutôt proche d’un centre avec un magasin d’alimentation. J’ai éliminé les appartements dans les grands complexes touristiques, je préférais une maison. Elle devait avoir 5 chambres…Au début je trouvais des villas assez luxueuses mais souvent dans des villages un perdus. Magnifiques avec de nombreuses prestations mais sans végétation…J’ai craqué pour la villa Sila… Voyez plutôt :

voyage lanzarotevoyage lanzarotevoyage lanzarote

Arrivés à 20h45 le 21 décembre, nous avons rejoint le point de location de la voiture directement au terminal 2 de l’aéroport. Je dois dire que comparé à la galère de Madère, ce fut extrêmement simplifié. Nous avons donné les papiers de réservation, nos permis, nos passeports et pris la voiture sans aucune autre formalité. Pour information, il s’agit de l’agence CICAR.

Nous voici donc partis au volant de notre Opel zefira 7 places. Caroline était arrivée dès le matin et avait rallié la villa casa sila où elle nous attendait.

J’avais veillé à ce que chaque enfant ait sa chambre parce que justement ce n’était plus des enfants ! Ils avaient aussi chacun leur salle de bain…et des coins salons séparaient les différentes pièces de la maison…Bref, chacun s’installa dans son espace.

Et enfin celle de Nelson et moi que j’avais pris soin de choisir avant de partir ! Car c’était la seule qui donne sur la terrasse avec un jardin paradisiaque et dont l’orientation m’a permis de voir de très beaux levers de soleil…

Lanzarote

voyage lanzarote

Quand la terre s’ouvrit à Lanzarote

Lanzarote, une des îles de l’Archipel des Canaries, est une terre espagnole. Titerogakat  d’étymologie berbère, est son nom en guanche, premiers habitants de l’île. C’est aujourd’hui une réserve de biosphère reconnue par l’Unesco grâce principalement au parc national de Timanfaya qui regroupe une chaîne de volcans.

Le 1er septembre 1730, en soirée, à quelques kilomètres de la ville de Yaiza, à l’emplacement du petit village de Timanfaya, la terra gronda pour laisser s’élever une montagne de feu qui cracha de la lave et des flammes durant dix-neuf longues journées.

C’était le début d’un déluge de braises rougeoyantes, d’explosions et de tremblements de terre, qui ne cessèrent de secouer l’île que cinq années plus tard, le 16 avril 1736.

Ce sont aujourd’hui 300 cône de volcans qui sont parsemés sur l’île.

Ce n’est pas si lointain et l’on peut encore aujourd’hui constater l’immense fusion dans les entrailles de la terre quand on visite le parc de Timanfaya.

Mais revenons au commencement de notre voyage.

JOUR 1

Randonnée à  la Caldera Blanca – Détente à Puerto Del Carmen.

Pour la première journée, nous décidons de faire la caldera blanca, une randonnée qui grimpe dans le cratère d’un volcan effondré, dont on peut faire le tour.

Le départ du chemin se trouve à droite de la route LZ 67 qui mène au parc de Timanfaya, juste à la sortie de la localité de Mancha Blanca. Le paysage est impressionnant, un champ immense de lave noire qui s’étend sur l’horizon, hérissé de crêtes déchiquetées et sans vie…

Randonnée Caldera blanca-Lanzarote

 

 

 

coulée lave lanzaroteEt quand on s’approche un peu plus, on découvre du lichen, touches minuscules vertes ponctuant les roches. Le chemin serpente, grossièrement taillé avec des blocs de basalte plus ou moins gros. Il faut regarder où l’on met les pieds car le sol est très irrégulier.

Sans crier gare, dans le chaos de basalte, la vie reprend ses droits éclaboussant le noir de son vert tendre.cactus-caldera blanca-Lanzarote

 

 

chemin vers la caldera blanca

Nous marchons pendant 3 kilomètres dans cet océan de lave figé depuis trois siècles, sans que le paysage ne change.Le chemin est ponctué de panneau d’information sur la formation des roches magmatiques.

Encore au loin, les deux cônes convoités s’enrobent de lumière.

Volcan Caldera Blanca-Lanzarote

Les minutes s’égrenant,   le volcan de la caldera blanca se rapproche. Une fois dépassé le chaos aux entrailles stériles, le chemin s’ouvre sur deux voies, séparées par un îlot de verdure : l’un à gauche va vers la Caldereta (la petite chaudière) où une ouverture sans ascension permet de pénétrer directement dans le cratère. Le fond du volcan est riche des sédiments accumulés qui sont propices à la culture à l’abri des vents dominants.

À droite le chemin s’en va vers la caldera blanca. Après quelques minutes de marche, sur la gauche grimpe le sentier qui rejoint une sorte de plateau posé au flanc du volcan. Se trouvent là deux enceintes empierrées qui accueillirent certainement en leur temps des activités humaines abandonnées (derrière nous sur la photo).

Mon regard se porte sur de gigantesques trous béants provoqués par des effondrements de terre dans la montagne. Ayant lu auparavant des alertes sur la friabilité des volcans et des possibles glissements de terrain, je mets en garde Mathieu toujours prompts à aller explorer la moindre cavité !

Effondrements terre-caldera blancaNous laissons à cette petite étape Marion et Caroline qui préfèrent ne pas aller plus loin et continuons notre ascension.

La pente de la montée est douce. Par endroit, le chemin est un couloir de roche.

Nous sommes presque arrivés au bord du cratère, je me retourne pour regarder en bas, voire notre progression…Les enceintes empierrées se discernent nettement maintenant et Caroline et Marion sont égales à deux petites fourmis, assises à côté d’elles !

Randonnée caldera Blanca-Lanzarote

 

Je m’approche mais cela grimpe toujours, le panorama est d’une beauté à couper le souffle. Je vois au loin les vagues qui lèchent les côtes de la plage del islote et le pied du volcan Teneza

randonnée caldera blanca

et bientôt nous arrivons à l’entrée du cratère dont le diamètre est impressionnant : 1150 mètres. Nombril de Lanzarote, il s’ouvre à notre regard. On distingue des silhouettes qui comme des fourmis se suivent sur la crête.

cratère caldera blanca

 

cratère-volcan-lanzaroteSelon un blog consulté, il ne fallait pas partir par la gauche à cause d’effondrements récents du chemin…Nous entamons donc le tour par la droite…mais assez vite je me rends compte que le chemin devient très escarpé, je me casse d’ailleurs la figure.

caldera blancatour du cratère volcanEt là, alors que j’aurai pu le remarquer bien avant, le groupe d’espagnols qui était juste devant moi est parti vers la gauche et semblent ne pas rencontrer de difficultés !

Je dis aux enfants de faire demi-tour et de repartir par la gauche…

Nelson et Joséphine grimpe sans difficulté tandis que Mathieu et moi commençons à souffrir de la hanche. Je décide de continuer jusqu’à voir le paysage à l’ouest…Enfin le panorama s’offre à moi et je décide d’arrêter l’ascension et de redescendre.

Panorama sommet volcan caldera blancaTant pis mon Everest ne sera pas atteint ce jour-là. Ce n’est que le premier jour et je ne veux pas prendre le risque de me blesser pour les autres jours. Mathieu me suit. Alors que nous cheminons côte à côte, il repère une coulée brune en bas du volcan, sillonnant entre la Caldereta et la Caldera Blanca dont la couleur tranche nettement avec la couleur claire des flancs des deux volcans. Il me laissera pour aller y voir de plus près…

Nelson et Joséphine pour poursuivre l’ascension jusqu’au sommet du volcan. la flèche noire montre l’emplacement du chemin d’arrivée sur le cratère.

Volcan caldera blanca-Lanzarote

 

vue sud ile lanzarote

Le centre de l’île est parsemé des nombreuses montagnes et volcans. Ils sont posés sur la brume au loin.

Après 1 heure de descente, je rejoins la voiture rattrapée par Joséphine et Nelson qui ne voulant pas nous faire attendre et ayant aussi une faim de loup sont revenus à un rythme soutenu. Mais pas de Mathieu. On l’appelle : j’arrive et effectivement quelques minutes plus tard, il s’engouffre dans la voiture, direction « Asador Grill Tinguatón », un restaurant qu’indique le précieux google !

Nous sommes dimanche et le serveur hésite à nous placer. Nous comprenons pourquoi, ce restaurant accueille principalement des habitants qui s’installent au fur et à mesure sur les grandes tables et commandent ensemble…Toutefois comme nous sommes arrivés tôt (13h30 c’est tôt pour les espagnols), ils nous placent à une table.

Vite une bière !

Le repas sera très bon à base de viandes grillées.

Nous repartons repus.

Le soir, malgré notre légère fatigue, nous aspirons à voir les alentours de Macher. Direction Puerto del Carmen : Un port touristique sur la côte sud de l’île. N’étant qu’à 6 kms de la villa, ce n’est pas long avant d’arriver sur le port.

Des pères Noël motards ont envahi la place, nous fuyons. on fait vite le bord de mer avant de retourner à la villa parés pour les visites du lendemain.

JOUR 2

Timanfaya Dromadaires-El golfo-Salinas-Laguna verde-Papayago-Playa Blanca-

Marion n’ayant jamais eu le plaisir de monter sur un dromadaire, et Joséphine voulant  renouveler son plaisir de grimper sur le dos de ce sympathique animal, on va se plier à leur souhait !

On avait repéré la veille en passant devant, qu’il n’y avait personne à 9 heures le matin, donc nous décidons de commencer par ça : direction le parc de Timanfaya. Bonne surprise, les prix affichés sur les blogs n’ont rien à voir avec ce que l’on payera : 6€ par dromadaire soit 3€ par personne. À ce prix là on peut se laisser aller à cette petite balade de 20 minutes.

Dromadaire-Timanfaya

 

Nous reprenons la route pour la côte ouest de l’île. Passant par Yaïza, j’en profite pour aller à la pharmacie…souvenez-vous, j’ai chuté en haut du volcan et Caroline s’était cassé la figure dans l’aéroport…Une petite photo de cette jolie bourgade au pied des volcans.

voyage canaries

 

Des cactus magnifiques sont partout sur l’île, agrémentant de leur vert tendre  la mosaïque des couleur Bleu de la mer, rouge-marron des volcans, blanc des maisons, noir de la lave…

voyage lanzarote

 

Après cet intermède, nous partons vers El Golfo. Les volcans sont tout près de la côte à cet endroit.

Lanzarote voyage Lanzarote

 

C’est un village très touristique où les roches de lave pétrifiée  de la côte affrontent  les vagues souvent fortes de l’océan. Il n’y a que très peu d’habitants à El Golfo dont certains sont des pêcheurs. Leurs barques sont sur la petite plage protégée des tourments océaniques. De nombreux restaurants bordent la plage.

LanzaroteLanzarote voyage

 

Il y a beaucoup de monde, sur le parking plusieurs cars de touristes attendent leurs passagers. Nous nous avançons vers les rochers. Au sol des cailloux de lave sur un chemin en pente…mon pied roule et je tombe sur le coccyx. Ayant l’appareil photo dans les mains, je n’ai pas pu amortir la chute avec les mains… passé la première douleur, je me rapproche pour admirer ce  spectacle  magnifique, devant lequel je pourrais rester  des heures…El Golfo-Lanzarote

Lanzarote

 

Quand on est arrivé, un car bouchait la vue du sentier menant à la Laguna Verde et nous la ratons…Nous reviendrons après avoir déjeuné au restaurant “El mirador de las salinas”, une très bonne table qui se trouve au dessus des salines de Janubio.

Autrefois, cette lagune était ouverte sur l’océan et il y avait un port naturel qui a été ravagé lors des éruptions de Timanfaya. Une barre de sable volcanique s’est alors formée, enfermant la lagune actuelle.

Lanzarote

En revenant sur El Golfo, nous apercevons cette empreinte géologique de deux couches de laves différenciées formant un superbe contraste

Lanzarote

De retour sur le site, nous montons le sentier pour découvrir la fameuse Laguna Verde…et je ne regrette pas d’être revenue sur nos pas. C’est grandiose. Ce sont des algues vertes , comme on s’en serait douté! qui colorent l’eau de cette lagune. Nous y reviendrons une troisième fois pour voir le soleil s’y coucher. Malheureusement n’ayant pas l’appareil photo je n’ai pu immortaliser les couleurs ocres du soir.

El Golfo-Lanzarote

 

LanzaroteDu haut du belvédère de la lagune verte, on voit parfaitement la plage et une coulée de lave caractéristique qui s’enfonce dans la mer.coulée lave ocean

 

Descente vers le sud de l’île à la plage paradisiaque selon les blogs touristiques de Papagayo. Sur la route, à la vue de certaines maisons, on pourrait se croire au Mexique !voyage aux canaries

 

Nous voici arrivés à la plage de Papagayo après avoir parcouru une très longue route cabossée en terre…et payé un droit d’entrée de 3€ par voiture pour approcher des plages. Il parait que c’est une réserve ornithologique…Ah bon! on verra un pauvre piaf sur le parking à la recherche de miettes laissées là par les très nombreux touristes. Bref vous l’aurez compris, ce site me laisse frigorifiée…D’ailleurs après s’être garés, que voit-on…Bagdad!

Lanzarote

Donc voilà la fameuse plage de Papagayo, dont les qualificatifs sont dithyrambiques…

Lanzarote

Par contre les promontoires rocheux offrent un très beau point de vue sur l’ensemble des plages.Lanzarote

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LanzaroteLes cafés de Papagayo, le Saint-Tropez de Lanzarote..

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Le vent s’est levé et autant en début d’après-midi j’aurai bien piqué une tête, maintenant, je supporte bien mon polaire. Nous quittons la plage vers 17h30, le temps de se diriger vers Playa Blanca, une grande station balnéaire, pour assister au coucher de soleil.

Au loin, l’île de Fuerteventura dans la brume du soleil qui décline.

Lanzarote

Nous arrivons juste à temps pour assister au spectacle exceptionnel du coucher de soleil sur fond de l’île de Fuerteventura.

Lanzarote

Lanzarote

Playa Blanca-soleil couchant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOUR 3

Jameos del agua – Cueva de los Verdes – Bano à Orzola – Jardin cactus- Puerto del Carmen.

Le troisième jour est consacré aux oeuvres touristiques pensées et harmonisés par Cesar Manrique, qui a laissé partout sur l’île trace de son inspiration créatrice. Ainsi, pour la journée, nous visiterons trois des sites aménagés par cet artiste et habitant passionné de Lanzarote.

Tout d’abord, Jameos del agua et cueva de los verdes, sont des cavités distantes de 1 kilomètre seulement. En effet, leur formation est le résultat de l’activité éruptive du volcan de la Corona qui a formé un vaste tunnel volcanique de plus de 6 kilomètres de long entre le cône volcanique et l’océan. Deux des plus importants centres de tourisme de Lanzarote sont installés dans deux parties de ce tunnel. En amont, la Cueva de los Verdes dont la visite souterraine se fait sur plus d’un kilomètre et en aval, les Jameos del Agua, un tunnel ouvert dont l’environnement a été aménagé par Cesar Manrique.

Sachant que ces sites sont très populaires et très fréquentés, nous désirons y être dès l’ouverture qui est à 10 heures le matin sauf que j’avais mal regardé et j’avais retenu 9h30…Ce n’est pas grave, l’endroit est très beau et nous partons nous balader sur le bord de mer, d’autant qu’un chemin a été aménagé pour aller voir la mer.

Lanzarote

Là encore, la plage est façonnée par les rochers de basalte. Au loin se dessine le rocher “del este”. C’est ce que nous dira plus tard le serveur d’un bar à qui nous avons posé la question.Lanzarote

Nous remontons vers l’entrée du site un peu avant l’heure d’ouverture. Bien nous en pris car déjà des personnes attendaient au guichet. Nous avons l’intention d’acheter le pass pour 6 entrées des endroits emblématiques de Lanzarote. Il n’est vraiment pas cher (33 euros pour six visites) et pour une famille de six personnes comme nous le sommes cela fait quand même une économie d’une soixantaine d’euros. Il existe pour 3-4 ou 6 sites.

Bref nous attendons l’ouverture, 10h moins une minute …Une file interminable de touristes accompagnée de leur guide arrive et entre avant nous…Et merde!

Donc à retenir, cela ne sert à rien de venir tôt, les autocars des tour operator ont la priorité partout où nous sommes allés, y compris dans le parc de Timanfaya. Et en l’occurence, la visite de Jameos del agua commence avec un petit escalier en colimaçon et l’effet de foule est désastreux pour le découvrir.

Nous avons un peu rusé…Il y a un bar à l’entrée, après l’escalier. La place étant envahie des touristes du car, nous avons choisi de laisser passer la vague, d’autant que la guide parlait très fort pour tout expliquer. Nous avons tranquillement bu un café pour après découvrir le site où bien sûr il y avait d’autres personnes mais le flux était moins dense que le peloton du car…

Nous pouvons plus au calme découvrir l’harmonie de ce lieu…de la végétation émerge par endroit des parois noires tandis qu’un superbe cactus darde ces bras vers le ciel.

Lanzarote

 

 

cactus lanzarote

 

Végétation Lanzarote

 

L’escalier mène à une sorte d’esplanade, début du tunnel de lave avec en prolongement un lac souterrain, le Jameo grande…Des effets lumineux courent sur l’eau suivant l’entrée du soleil dans l’orifice du toit de la caverne. C’est là que l’on peut observer les crabes (Munidopsis polymorpha ) blancs et aveugles.

crabes (Munidopsis polymorpha)

visite cesar manriqueLa sortie du Jameo Grande s’effectue par une succession de terrasses en pierre volcanique.

Des centaines de plantes savamment agencées pour mettre en valeur les contrastes, vous accueillent sur le chemin qui mène à la piscine, illuminant cet espace blanc éclaboussé de turquoise.

Végétation Lanzarote

Lanzarote-cesar Manrique

 

jameos del agua

 

Lanzarote

Plus loin on retourne dans les entrailles de la terre et découvrons une superbe salle de concert de 600 places où l’acoustique  est exceptionnelle. Deux escaliers permettent de quitter le bas pour accéder à une terrasse offrant un magnifique point de vue sur les volcans au loin, et à la Casa de los Volcanes, centre scientifique destiné à l’étude de la volcanologie.

jameos del agua

Nous sommes à la fin de cette magnifique visite qui se conclut par un passage à la boutique où j’achète un livre sur le journal d’un curé qui a relaté en détails les éruptions volcaniques de 1730.

Quand nous ressortons sur le parking, le nombre de voitures a considérablement augmenté…

Après 1 minute, nous arrivons sur le parking de La cueva de los Verdes où un préposé au placement nous indique où nous garer. Il y a du monde. Je sais, pour l’avoir lu sur les flys de tourisme, que la visite est accompagnée d’un guide.

Quand nous nous présentons au guichet, il y a 10 minutes d’attente pour la prochaine cuvée…Ayant vu Las Grutas de San Vincent à Madère, qui sont également des couloirs de lave, je me dis que la visite sera du même genre. Effectivement, le principe est le même à savoir une coulée de lave qui a creusé un tunnel long de 7 kilomètres mais il est beaucoup plus spectaculaire qu’à Madère et vaut la visite surtout à la fin…mais n’en disons pas plus pour ne pas spoïler l’effet de surprise, réservé aux visiteurs.

Lanzarote-cueva de los verdesLanzarote-cueva de los verdesLanzarote-grotte cueva de los verdes

Le parking n’a pas désempli quand nous quittons les lieux…Nous poursuivons notre route vers le nord pour rejoindre le petit port d’Orzola. Alors que nous longeons la côte, des plages de sable ponctuées de rochers s’offrent à nous. L’eau merveilleusement bleue nous appelle ! Nous n’avons pas nos maillots de bain mais il fait si bon qu’on ne résiste pas à la tentation de nous baigner. Des murets de pierres empilées en rond sont éparpillés sur la plage. Ils sont là pour se protéger du vent. Nous prenons possession de l’un d’eux avant d’aller nous tremper.

plage sauvage Lanzaroteplage sauvage Lanzaroteplage sauvage Lanzarote

L’eau est délicieuse et nous prenons notre temps…jusqu’à avoir un petit creux. Après nous être restaurés dans un petit bar au bord de la route avec terrasse, nous repartons vers le sud pour rejoindre le jardin de cactus. Au détour du chemin, nous tombons sur la vigne discrète d’une maison, soigneusement entretenue…

Lanzarote-vignes

 

Le jardin de cactus, un autre terrain de jeux de Cesar Manrique. Il transforma une ancienne carrière en sanctuaire pour tous les cactus de la planète.

Cerné par la plus grande plantation de figuiers de Lanzarote, qui relança l’économie grâce à la culture de la cochenille au cours du XIXe s, le jardin de Cactus abrite aujourd’hui 4 500 plantes environ de 450 espèces différentes, originaires de tous les continents. C’est une extraordinaire palette de couleurs qui se donne à voir entre le vert des cactus, le noir du basalte et le bleu du ciel.

L’entrée est formée par un jeu labyrinthique de volumes, courbes, robustes, autour d’une structure centrale dont le but est de cacher la vision intérieure afin de provoquer un effet de surprise sur le visiteur.En entrant, nous avons une vision panoramique de l’ensemble de l’enceinte circulaire, métaphore probable des cratères volcaniques de l’île de Lanzarote. Cet amphithéâtre est également formé par des terrasses.

Lanzarote

 

Les espaces sont savamment pensés pour mettre en valeur chacun des spécimens, veillant à ce que les géants côtoient les immenses colonnes de basalte brunes et noires. Certains autres sont de véritables arbres.

 

Lanzarote

 

Lanzarote

Mala-lanzarote

 

cactus mala

 

Des sculptures et bassins d’eau agrémentent le parc . Ici, un gentil monstre nous sourit tandis que nous le contournons pour grimper les escaliers vers la cafétéria qui va nous offrir un peu de fraîcheur…

sculpture Cesar Manrique

 

Pour clore la visite, on grimpe tout en haut d’une colline emmurée, rempart contre le vent. Un moulin gardien de l’oasis nous invite à admirer la vue sublime sur l’île.

moulin mala-Lanzarote

 

Un petit tour dans le village de Malà qui est un vrai labyrinthe. Nous cherchons à aller voir l’église que nous pensons être proche..des sens interdits nous emmènent loin de l’édifice. Après plusieurs tentatives, c’est un habitant qui nous y emmène!

Village Malà-LanzaroteNous sommes le jour du réveillon de Noël et il est temps pour nous de rentrer à l’appartement et surtout de nous préoccuper de la réservation pour un restaurant pour le soir dans l’hypothèse où celui qui est juste à côté de la maison serait fermé…

Vous l’avez deviné ! Nous nous présentons dès notre retour à Macher au restaurant qui nous oppose une porte close…Il est déjà six heures, je propose d’aller jusqu’à Puerto Carmen pour dénicher un restaurant qui accepte encore les réservations.

Je fonce seule tandis que la troupe rentre se préparer. Puerto Carmen a deux grosses avenues, seules rues où l’on peut espérer se garer.  Je me gare et déambule toute la rue à la recherche du restaurant qui conviendrait. Mon choix s’arrête sur un restaurant à la carte fournie en poissons, se situant en bas de l’avenue, près du port. J’entre et un homme me dit que c’est complet pour le soir sauf si on se présente dans l’heure et qu’on promet de laisser la table pour 21h…Jouable! Je remonte en vitesse vers la voiture sauf que je me plante d’avenue…et je mets ¼ d’heure à retrouver la voiture. Toutes ces grimpettes au pas de courses pour honorer ma réservation. J’appelle à la maison : soyez prêts nous repartons tout de suite j’ai trouvé un restaurant mais il faut faire vite.

Nous voilà repartis. Sans tergiverser davantage, je me gare dans un parking souterrain, près du restaurant…J’entre. Le serveur est littéralement assailli. Il y a une queue pour être installé ! Je demande aux personnes, toutes ont réservé. ok ce n’est pas la peine d’attendre. Nous ressortons et Nelson demande au restaurant d’à côté pour savoir à tout hasard s’il y aurait six places…On nous dit de patienter et au moment où je ressors me disant que ce serait négatif au regard du nombre de personnes, on nous fait entrer. En fait trois restaurants côte à côte sont la propriété d’un seule homme. Nous aurons la même carte que celui auquel j’avais réservé et en plus il y aura de la musique!!! nous passons une excellente soirée.

Après notre copieux et joyeux repas, de retour vers le parking, des notes allègres nous interpellent alors que nous passons devant un pub…nous entrons… et passerons la soirée devant une bière à chanter les ballades irlandaises. Un bien beau Noël pour cette fin d’année 2019 pour attaquer 2020 comme un sou neuf.

soirée irlandaise

 

Jour 4

Fondation Cesar Manrique – Campesitio -Teguise – Mirador del rio – Arrecife –

Aujourd’hui, direction Teguise pour atteindre Tahiche, un petit village où siège la fondation Cesar Manrique. Sur la route, je m’arrête pour photographier une statue représentant un couple qui danse, que je trouve particulièrement vivant.

statue danseur lanzarotte

On arrive sur le parking assez tôt ce qui nous permet d’être dans les premiers visiteurs. En effet comme la plupart des sites touristiques liés à Cesar Manrique, celui-ci est très fréquenté. L’environnement du musée est spectaculaire. Un volcan posé sur l’horizon, la lave noire jonche le sol à perte de vue avec en fond des petites maisons blanches ponctuées de tâches de végétation. On retrouve partout sur Lanzarote ces couleurs constantes : noir, vert, blanc.

Voyage Lanzarote

Nous entamons la visite par la traversée d’un très beau jardin avec un mobile  aux couleurs vives “L’énergie de la pyramide”.Voyage Lanzarote

 

Lanzarote

Après avoir montré notre pass, nous pénétrons dans un espace dédié à l’histoire de Lanzarote. De nombreuses photos dévoilent la vie quotidienne de l’île, berceau de l’artiste. En effet, Cesar Manrique est né à Arrecife en 1979 et mort en 1992, à Tahiche. On voit sur les clichés que l’artiste a très tôt fait alliance avec la nature pour créer son oeuvre. La fondation a été créée en 1982 par Cesar Manrique et un groupe d’amis mais elle est inaugurée officiellement en 1992. C’est une fondation culturelle privée qui a été conçue avec l’idée d’encourager et de diffuser les activités artistiques, culturelles en lien avec son environnement.Cesar Manrique a lui-même remanié l’ensemble des espaces de sa maison initiale pour aménager les installations propres aux infrastructures nécessaires à la vie du musée.

Après avoir descendu un escalier en basalte qui nous mène au niveau inférieur de la maison

Lanzarote
On arrive dans la première cavité dite “la bulle fontaine”un petit patio intérieur où jaillit une fontaine d’une pierre polie donne le ton de la sobriété.

Lanzarote

La maison est aménagée dans 5 bulles de lave différenciées, reliées par des couloirs creusés dans la lave. L’ambiance est vraiment particulière, toute minérale, ponctuée de touches de lumière…Lanzarote

Puis nous passons dans un salon appelé “la bulle blanche” où le noir des murs s’oppose au vaste canapé blanc et rond qui entoure une table basse en verre avant de passer dans la bulle orange.

Lanzarote

Lanzarote

Nous débouchons en pleine lumière au « jameo » de la piscine où  le bleu turquoise de l’eau s’ajoute au noir blanc et vert.
LanzaroteLa visite se poursuit par la bulle noire qui repose sur quatre piliers

LanzaroteAvant de remonter à l’étage supérieur, où l’on découvre l’ensemble de la vie de l’artiste avec un nombre conséquent de photographies de lui  et de son oeuvre.  Une fois le parcours terminé, on s’aperçoit que cette visite privilégiée de ressentir un habitat fait pour y vivre nous donne la dimension pleine et entière de l’artiste qu’était Cesar Manrique. Une boutique marque la fin de la visite. À la sortie de cette habitation- musée, un impressionnant arbre aux fleurs jaunes s’offre à nous.

Lanzarote

Pour finir, nous longeons une frise ornementée magnifique qui nous guide vers la sortie. Nous en avons eu plein les mirettes ! Et trois palmiers nous font un clin d’oeil pour notre départ vers Teguise.Lanzarote

Lanzarote

Sur la route, nous passons devant le site du campositio…Une sculpture monumentale coiffe le site, composé d’un ensemble de bâtis, anciennement une ferme. Il y a du monde et nous préférons rejoindre Teguise afin de manger un morceau et voir l’ancienne capitale de l’île.

Lanzarote

Pendant le temps où nous arrivons à Teguise, le ciel s’est voilé et la température a baissé. Un vent froid souffle dans les rues. Nous voulions voir le musée des pirates mais nous sommes le 25 décembre et tout est fermé dans la ville excepté l’église San Miguel où se presse des enfants costumés en ange, accompagnés de leurs parents qui vont les prendre en photo devant l’autel. Ce qui nous incite à nous faire très discrets et de ne pas prendre des photos dans l’église.

 

Lanzarote

La Real Villa de Teguise (ville royale autrefois appelée Acatife) a été conquise par le neveu de l’explorateur normand Jean de Béthancourt qui avec l’aide du roi Henri III de Castille conquit les îles Canaries. Pour la petite histoire, cet homme venait du pays de Caux où les tisserands faisaient un usage important de l’orseille, un colorant végétal provenant des îles Canaries…La femme de Maciot , son neveu s’appelait Téguise…

Le pirate Morato Arraez a pillé la ville en 1568 et tué ou réduit en esclavage de nombreux habitants de Teguise. La rue Callejon de Sangre (ruelle du sang) nous rappelle encore cette tragédie avec une plaque commémorative. Le fort Castillo de Santa Bárbara édifié sur le volcan Guanapay (435 m) a tenté de protéger Téguise et ses habitants des invasions mais en vain. Aujourd’hui le fort c’est le musée des pirates que nous voulions voir mais la barrière montre qu’il est fermé aussi.
Les rues sont désertes mais l’on peut admirer les bâtiments de la place principale au style colonial montrant la splendeur passée de la ville.

Lanzarote

Lanzarote

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Dans une des ruelles, nous tombons sur un restaurant ouvert… Nous avions pris des sandwichs mais ils sont dans la voiture. On prend une petite omelette et d’autres choses qui s’avèreront très mauvaises. À côté de nous, des Allemands qui avaient commandé des hamburgers après une bouchée en laisseront la totalité dans l’assiette. À éviter soigneusement d’autant que c’était cher ! “El Zaguan” dans la calle Léon y Castillo.

Le ciel se couvre toujours davantage, il est temps de repartir vers El Mirador del Rio. Les distances sont très petites sur Lanzarote et nous arrivons très vite sur le site. Là aussi, il y a beaucoup de touristes. Nous nous garons dans un grand parking extérieur et parcourons les deux cents mètres courbés en avant, car le vent devient un peu mordant…D’autant que partis sous le soleil le matin, nous n’avons pas prévu cette chute de température. En fait, la visite du mirador se fait assez rapidement et le parking qui jouxte l’entrée offre souvent des places…

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Nous sommes à 475 mètres d’altitude au sommet du Risco de Famara, dans la partie nord-ouest de l’île et en face de la petite terre de Graciosa. Après avoir monté un escalier, nous débouchons dans le restaurant-bar de l’île ouvert sur une immense baie vitrée qui offre une splendide vue panoramique. Deux sorties permettent d’accéder à des terrasses extérieures pour profiter davantage encore de la vue imprenable sur la falaise et l’horizon avec en fond outre la graciosa, la Montana Clara et Alegranza. Même si le ciel est très brumeux, nous bénéficions de l’instant magique!

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L’intérieur du mirador est décoré avec le même style dépouillé entre art et nature reconnaissable de Cesar Manrique.
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Après être revenus à la voiture, Joséphine s’est aperçue qu’elle avait perdu une de ses boucles d’oreille…Elle est donc retournée à l’intérieur accompagnée de sa soeur en vain…Nous sommes repartis par la petite route descendant le long de la falaise de Famara. Nelson aurait aimé faire la randonnée qui descendait de Famara à casas de Bajo risco. Mais le dénivelé trop important, le vent et le froid m’ont dissuadée d’autant que les enfants ne voulaient pas non plus…De plus, des randonneurs sont remontés du départ du chemin nous confirmant que la remontée était assez difficile. Cet arrêt nous permit malgré tout de faire de belles photos de Risco de Famara.Lanzarote

Nous sommes repartis par Haria, la ville aux mille palmiers

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Et par Téguise, ville carrefour presque incontournable pour circuler du nord au sud ! En passant par une autre voie, nous longeons un drôle de jardin, envahi de statues et d’objets, une sorte de collection surréaliste…

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Il est 3 heures quand nous repartons, trop tôt pour rentrer. Au regard du temps maussade, nous décidons de pousser jusqu’à Arrecif pour voir le musée d’art contemporain installé dans le castillo de San José. Arrivés à Arrecife, nous suivons le Charco de San Gines qui nous mène au castillo San Gabriel où est installé le musée archéologique mais il est fermé. C’est un gros bastion datant de 1574, commandité par Philippe II d’Espagne pour se protéger des attaques mauresques. Lanzarote

Des canons sont installés devant l’entrée du château, gardé par une grosse porte agrémentée d’une serrure impressionnante !

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Direction l’est de la ville qui n’a pas le faste d’une capitale. Cela ressemble davantage à un village de pêcheurs englouti par de multiples zones commerciales sans aucun charme. Nous rejoignons le castillo San José. Nous pénétrons dans le musée où nous sommes accueillis par une charmante hôtesse qui nous explique que le musée est en travaux et que pour cette raison, les oeuvres d’art ont été remplacées par une exposition sur un architecte qui a travaillé avec Cesar Manrique. Décidément, nous n’arriverons pas à voir les oeuvres picturales puisque déjà à la fondation on nous avait expliqué qu’à l’occasion de l’année du centenaire de Cesar Manrique, les collections permanentes de ses oeuvres avaient été remplacées par un contenu temporaire faisant référence à la vie de l’artiste (prévu jusqu’au 26 avril 2020). La visite est donc très rapide arguant le fait que c’est une déclinaison des plans d’architecture et d’urbanisme. Le restaurant situé au-dessous de la salle principale est superbe et donne sur le port.Lanzarote

LanzaroteUn peu déçus par notre visite, nous rallions notre nid douillet. Il est temps aussi de nous ravitailler et sur la route du retour nous nous arrêterons à Tias pour acheter à manger et trouver une écharpe pour Mathieu et moi (et oui j’ai encore perdu la mienne!!!). Ce sera l’occasion d’une partie de rigolade dans un bazar chinois où des objets et des produits improbables jonchent les étagères…Mais nous trouvons nos écharpes et une supérette où Mathieu dévalise le stock de tùron pour ramener aux musiciens du groupe Rue de la Forge !

JOUR 5

Volcan Corona-Ye-Haria-Teguise -Calete de famara-El Golfo-

Je me lève vers 6 h30 et assiste avec enchantement au lever de soleil…Il embrase l’horizon.

Macher-Lanzarote

Aujourd’hui nous retournons dans le nord pour grimper le volcan Corona. Il est juste à proximité du petit village de Yé.Le parking est devant l’église et le départ de la randonnée se fait 100 mètres plus loin dans un chemin de vignes et de figues de barbarie.

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Le sentier s’étire et le volcan semble tout près quand nous entamons notre balade…et pourtant après un quart d’heure de marche…Il ne s’est que peu rapproché! Et partout le basalte qui contraste avec le vert des cactus…

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LanzaroteLa grimpée vers le sommet est assez facile même si par endroit des passages sont de petits raidillons, à cause des pluies ayant  érodé le chemin. Nous faisons une halte photo sous un palmier isolé.Lanzarote

Nous arrivons au sommet après 50 minutes de marche. La couleur de la terre du volcan est rouge et le cratère est beaucoup plus à pic que la Caldeira Blanca. D’ailleurs au fond du cratère on peut voir un couple remonter la pente.

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Le gigantisme du cratère se mesure en comparaison de l’échelle humaine. Joséphine grimpe la paroi rocheuse jusqu’à devenir un point insignifiant…

 

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Pour ma part, je grimpe par l’ouest du cratère à flanc jusqu’à arriver à un point de vue. Lanzarote

Le village de Yé s’étire au loin, blanc sur la terre noire. Et encore une fois, le ciel s’obscurcit, le vent se lève et il ne faut pas oublier que les îles Canaries sont souvent sous des vents forts. Nous repartons en empruntant le même sentier.Caroline traîne la patte, sa chaussure a explosé! petite réparation d’urgence!

LanzaroteLa balade aura duré 1h30 pour 3,5 km. Cette petite randonnée est très agréable et n’est pas difficile le dénivelé étant très doux.

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Arrivés au parking, là où il n’y avait que notre voiture, une file de voitures est désormais dans l’attente des nombreux randonneurs. Avant de reprendre la voiture, nous demandons à un passant s’il y a un restaurant d’ouvert à Yé…et oui. Quelle bonne nouvelle. Nous demandons si nous pouvons boire un verre et le serveur va demander au patron. Nous saurons que la plupart des tables étaient réservées par les fameux randonneurs partis après nous…Les prévoyants qui réservent avant de partir en balade ! Ils acceptent et nous profitons de cette pause. Joséphine revient sur la perte de sa boucle d’oreille de la veille…Nous ne sommes qu’à 5 km du Mirador del rio aussi nous acceptons d’y  retourner au cas où quelqu’un l’aurait retrouvé. Forts de notre expérience, nous allons jusqu’à l’entrée où je me gare facilement. J’accompagne Joséphine pour expliquer la situation. Arrivées au bar, je m’explique et petit miracle, la boucle d’oreille nous attend. De quoi redonner un beau sourire à Joséphine, très contrariée d’avoir perdu ce cadeau qui venait de Norvège…

Retour sur Haria où nous nous arrêtons le temps de faire quelques photos dans le centre ville.

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Ici encore une crèche est installée dans la rue, magnifique réalisation avec moultes détails.

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Nous visons une boutique de produits à base d’aloe vera. Il y en a beaucoup, dans pratiquement tous les villages d’importance de l’île. Nelson souhaitait depuis un moment s’y arrêter : c’est l’occasion. Bien nous en pris. Cette boutique est assez bon marché et surtout, sa propriétaire n’est pas avare d’explications sur les différents produits. Nous achèterons savons, crèmes et dentifrice.

Aujourd’hui, nous avons préparé notre pique-nique aussi est-il temps de partir trouver un coin sympa. Quelques kilomètres après, on rejoint le mirador de Haria, enfin quelques centaines de mètres plus loin, nous nous installons dans un champ avec une superbe vue. Au font la silhouette du volcan Corona et plus en avant les monts de la Quemada (à gauche) et celui de los helechos (à droite) et bien sûr la ville aux palmiers : Haria.

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Il est temps de repartir à Teguise pour enfin visiter le fameux musée de la piraterie, installé dans le fort de Santa Barbara transformé en forteresse au XIIème siècle. Le musée n’ a pas grand intérêt  sauf pour les enfants, mais en revanche la vue est superbe et certains éléments de construction du fort sont d’un bel intérêt historique.Lanzarote

Notamment une petite tour extérieure

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Il est encore tôt, pourquoi ne pas pousser jusqu’à la playa de Famara où de belles vagues font la joie des surfers…et continuer par la côte jusqu’à la Isleta, une sorte de presqu’île.Pendant la redescente du plateau de Téguise, la vue est superbe avec l’île de la Graciosa posée sur l’horizon.

LanzarotePuis nous arrivons au bas de la falaise du Risco, véritable mur de rochers que nous avions vu du haut.

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La route se termine sur la plage par un paysage arénacé appelé El Jable, petite lande dunes serrées sous les vents dominants.

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La plage s’étend sur 5 kilomètres de sable blond et se trouve dans le Parc Naturel de l’Archipel Chinijo. Elle dévoile toute sa beauté sauvage car aucune construction touristique ne vient polluer ce site. caleta, petit village de pêcheurs est désormais dédié aux sports de glisse : le surf, le bodyboard, le windsurf et le kitesurf,car grâce aux marées et aux vents constants le lieu est idéal pour tous ces sports. On peut également pratiquer des sports aériens, comme le parapente et le deltaplane,  du haut du Risco de Famara. C’est un site protégé.
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Lanzarote

Le vent fort s’est levé et le ciel devient bas. Nous repartons vers la Isleta…En fait il n’y a rien à voir là-bas.c’est un grand complexe hôtelier avec une retenue d’eau protégée… d’après les guides touristiques c’est là que les sportifs de haut niveau s’entraînent…Le jour baissant nous filons vers El Golfo. Les voitures arrivent en nombre car le coin est connu pour ses fameux couchers de soleil. Nous garons la voiture au bout du village et cherchons une terrasse pour se poser et éventuellement manger un brin…

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Après nous être restaurés tout en admirant le superbe coucher de soleil, nous rentrons à Macher, satisfaits de notre journée encore bien remplie.

JOUR 6

Puerto Calero – Geria -Teguise -Timanfaya – Puerto Calero

 

On attaque la matinée assez tôt. Pour ce faire le groupe se divise en deux : les lève-tôt d’attaque pour une balade au sud de l’île , tout près de Macher, à Puerto Calero, une marina à touristes; les lève tard qui se sont levés tôt toute la semaine et qui demandent une petite pause ! Accordée !

Puerto Calero se trouvant à 5 minutes de notre location, nous sommes prêts pour une petite balade très vite, le temps de lacer les chaussures…et nous voilà sur le remblai agrémenté de palmiers, qui domine et entoure toute la marina.

LanzaroteLanzaroteAprès une marche d’environ vingt minutes, nous sortons du périmètre de la station touristique pour attaquer le chemin côtier, beau et sauvage. Sauf les filles qui ont trouvé de quoi s’occuper !!!

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Quand on se rapproche du bord, les rochers sont magnifiques, le noir du basalte contrastant avec le bleu de la mer. Notre objectif étant le petit village blanc au fond, niché au creux du volcan.

île de Lanzarote

Après 2 heures de marche, nous retournons sur nos pas afin de récupérer la troupe et de poursuivre notre visite. Nous sommes en fin de matinée. Le matin avant de partir je m’étais renseigné pour les départs d’autobus pour le parc de Timenfaya et les guides conseillaient d’y aller à la dernière heure, à 19 heures. Ce qui nous laisse le temps de vagabonder encore pas mal.

Nous mettons le cap sur la Géria, où se trouve l’ensemble des vignobles de l’île. La culture très particulière de ces vignes se fait grâce aux zocos, des petits murets qui permettent de protéger les ceps de vigne du vent chaud et sec de l’île. Ils sont sont  composés des roches volcaniques issus de la dernière éruption de 1730. Ce sont les viticulteurs qui les ont érigés en forme de cercle afin de recueillir la rosée au centre pour bénéficier de l’humidité.

Lanzarote vin

Les zocos s’étendent sur plus de quinze kilomètres, donnant au paysage un imaginaire unique.

vigne-geria

Après s’être esbaudis face à ce paysage impressionnant façonnés par l’homme, nous rejoignons la boutique pour goûter le cru…Nous attendons beaucoup parce qu’il y a du monde. L’accueil n’est pas terrible…très impersonnel et il faut montrer sa carte bleue!!! Malgré tout on nous sert un verre, que l’on paye bien sûr et nous allons le boire au soleil en extérieur…Un homme viendra nous dire que normalement il ne faut pas s’asseoir que c’est réservé au bar…pas d’indication…Bref nous ne nous attardons pas et filons visiter la cave.

Lanzarote

Lanzarote vignoble

Finalement, on est déçu, nous pensions en apprendre plus avec des visites guidées…Sans doute fallait-il réserver ou passer par un guide…Nous avons donc du temps devant nous, nous choisissons de repartir visiter Teguise que nous n’avions que traversé.

Bien nous en pris car le museo timple installé dans le palais Spinola sur la grande place était ouvert…

Le timple est un instrument à cordes  typique des îles Canaries qui ressemble à une petite guitare avec une caisse de résonance bombée. Mais le musée présente également toutes sortes d’instruments à cordes pincées.  Notre musicien de fils est ravi…

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C’est l’occasion pour nous d’admirer l’intérieur de cette splendide demeure qu’est le palais Spinola au cœur de la ville historique qui rappelons-le était la capitale de Lanzarote et qui a été restaurée à partir de 1976. Elle devint en 1989 résidence officielle du gouvernement des îles Canaries et abrite le musée du timple depuis cette date également.

residence officielle gouvernement-Teguise

Un magnifique autel en bois sculpté.

Palais spinola TeguiseDans une des pièce est exposé le costume traditionnel « diablote »du festival de la graciosa, qui a lieu en mars à Teguise.

Lanzarote

À la sortie du musée, nous prenons le temps de déambuler dans les rues de cette belle ville aux maisons nobles de style canarien. Il y a des boutiques artisanales et des petits bars restaurants partout installés dans le quartier historique, ce qui ajoute au charme de la ville. Outre son magnifique balcon en bois, le bar “palacio ico” nous invite à une pause. Le soleil est radieux et c’est avec plaisir que nous prenons un rafraîchissement.

Lanzarote

Toujours sous un ciel magnifiquement bleu, nous reprenons la route en direction de Timenfaya. Nous traversons le village de la Mancha blanca avec sa fameuse église « Ermita de los Dolores ». Malheureusement, un car de touristes a déversé sa horde tout en se garant juste devant l’entrée. Je parviens malgré tout à faire un cliché de l’église ! Mais nous renonçons à visiter l’intérieur de ce superbe édifice religieux.

Mancha Blanca-canaries

Après quelques kilomètres, nous arrivons à la barrière du parc de Timanfaya. Je vais à la guérite présenter notre pass puisque Timanfaya fait partie des visites valables avec le pass. Le factotum nous invite à entrer. Nous longeons une route qui grimpe jusqu’au restaurant accolé à un immense parking. Nous pensions être peu nombreux et déjà le parking est plein y compris de plusieurs autocars…Je descends me renseigner auprès d’un chauffeur qui m’indique un très vieil autocar pour les personnes en voiture…À notre grand surprise , ce sera le dernier des autocars à partir! Mais en attendant, nous nous approchons de l’animation prévue qui est d’enflammer des herbes grâce à la chaleur du volcan à quelques mètres sous terre…

La personne qui a la charge de nous réjouir du spectacle entreprend de mettre des herbes sèches dans le creux de la  croute de basalte…Après quelques secondes, cela s’enflamme.

Parc volcan lanzarote

parc timenfaya

De la même façon il fera jaillir un jet de vapeur d’une bouche au sol. derrière le restaurant mais ce soir là, alors qu’on avait prévu d’y manger, nous apprenons qu’il a été réservé pour une soirée privée! il nous faudra trouver autre chose.

parc volcan timenfaya

L’heure du départ est arrivé, nous montons dans le bus alloué à la visite…Ce ne sont pas des vitres panoramiques ! Alors ne soyez pas étonnés de voir des écritures sur le haut des photos !!!
Nous avons également choisi la dernière heure afin de voir les volcans s’enflammer avec le soleil couchant. Nous ne fûmes pas déçus, le spectacle était grandiose.

Parc de volcans

Parc de volcans

Parc de volcans

Parc de volcansParc de volcans

Parc de volcans

Parc de volcans

Parc de volcansLe soleil a baissé le temps de notre excursion et c’est un superbe coucher de soleil sur les volcans qui se dessinent à l’horizon.Parc timanfaya

Sur la route vers la côte sud, nous passons à Yaiza où nous capturons cet escalier dans le crépuscule.

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Nous finirons la soirée dans un restaurant à Puerto Calero. Nous n’aurons d’autres choix après avoir été servis de faire une réclamation tellement le prix était beaucoup trop élevé par rapport aux garnitures : une sorte de bouillabesse avec seulement une grosse crevette! pour 35 euros. Nous ne conseillons pas la “taberna del puerto” à Puerto Calero.

Un petit tour dans le port pour digérer et nous rentrons.

 

JOUR 6

Haria Marché-Gunata-Los cocoteros-

 

Après avoir emmené Caroline à l’aéroport , son avion étant le matin quand le nôtre décolle à 20h, nous repartons pour Haria, au nord de l’île. En effet, le barman rencontré à Orzola nous avait conseillé le marché artisanal de cette ville…C’est parti, nous connaissons bien les routes désormais, et nous n’avons plus besoin de consulter les cartes pour nous diriger.

Les parkings sont déjà pleins  mais le marché n’est pas encore bondé.Nous déambulons de stand en stand et effectivement, il y a beaucoup d’artisans. Nous nous arrêtons pendant un long moment écouter deux jeunes qui jouent une musique un peu planant. Solidarité musicienne oblige, nous achetons deux disques.

Plus loin un homme bien habile arrive à découper votre portrait…chapeau bas et plus loin, un autre réalise des cigares à une rapidité époustouflante…J’en achète un paquet de cinq pour le groupe RUE DE LA FORGE de Mathieu.

Haria

Au moment de repartir, nous décidons d’aller boire un verre et nous paressons un peu, accusant le coup de cette semaine active. Le soleil est radieux et cela nous donne envie de retourner voir la vue sur L’île de la Graciosa, que nous avions vu dans le brouillard.Il faut en profiter nous sommes vraiment tout près!

C’est reparti pour Guinaté où je m’arrête photographier cette minuscule chapelle.

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Nous retrouvons el Risco de Famara sous un soleil éclatant…La vue est à couper le souffle.

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LanzaroteAprès être repu de ce paysage exceptionnel, nous filons vers le village de Yé où, souvenez-vous, nous avions repéré un restaurant bien sympathique. “le corona” du même nom que le volcan que nous avions grimpé… Nous voilà attablé dans l’attente de nos excellents plats, de la viande grillée servie avec du sel aux diverses saveurs.

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Après notre repas fastueux…je n’ai qu’une envie, de m’allonger, faire une sieste au soleil…Nous prenons la direction de Los cocoteros, un petit village en bord de mer où il y a également des salines…Et  pourquoi pas, trouver une plage pour  prendre un dernier bain.

Les salines sont assez petites en comparaison de celle de Janubio mais elles ne sont pas abandonnées. Juste à côté, des maisons qui semblent être des résidences de vacances, sont groupées autour d’une sorte de retenue d’eau, bordée par des rochers. Je vais pouvoir me poser tandis que les enfants et Nelson vagabondent aux alentours. L’eau est très claire et je ne résiste pas à une baignade.Lanzarote

baignade Lanzarote

 

Ainsi s’achève nos vacances au soleil de décembre à Lanzarote, une île que je vous invite à découvrir où se mêlent des paysages insolites, sauvages et savamment agencés par l’artiste Cesar Manrique.

Il est temps de retourner la voiture au loueur. comme au départ, nous n’avons eu qu’à garer la voiture et rendre les clés, sans attente et sans contrôle…et attendre notre vol qui avait du retard.

Voilà …Une carte pour vous repérer par rapport aux lieux évoqués pour ce voyage.

LanzaroteTHE END