Guérande

Description

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Guérande, la presqu’île blanche

Guérande, sur le littoral atlantique, c’est un étrange pays blanc miroitant au soleil qui a trouvé sa place entre les étendues de sables de la Baule et les roches granitiques de Batz sur mer, qui portent la cité dans sa partie nord.

Ville d’Art et d’histoire depuis 2004, Guérande, haut lieu de l’histoire du duché de Bretagne,  est une des seules villes à avoir gardé intact ses remparts.

La presqu’île qui abrite la ville est cernée par des territoires baignés d’eau: l’océan atlantique à l’ouest, au sud la Loire, les marais de Brière à l’est et La rivière de la Vilaine au nord.

 

Guérande, haut lieu d’histoire

Un très grand nombre de vestiges sont présents sur le territoire de Guérande, attestant de l’occupation de l’homme depuis des périodes très anciennes (du mésolithique au néolithique). Sur la commune, on peut encore voir 9 menhirs, 4 dolmens, un tumulus dont les plus remarquables sont:

Le tertre de Boga appelé également l’enclos mégalithique de Brétineau (Sandun) est un quadrilatère aux vastes proportions (78 × 12 m),   où s’alignent une centaine de menhirs dont certains dépassent les 2 mètres. C’est une des plus grandes enceintes mégalithiques d’Europe, À proximité, on peut voir également une allée couverte et un habitat préhistorique.

Le menhir de Bissin, imposant avec ses 3,5m de hauteur, visible dans un champ cultivé au sud-est de la ville.

– Le rocher de Brandu avec son prétoglyphe (dessin gravé dans la pierre) à Brandu.

Les dolmens de Kerbourg dont un particulièrement conservé et le menhir de la pierre blanche, tous deux près du bourg de La madeleine.

La Pierre de Congor près du bourg de Saillé, au coeur des marais salants.

Le menhir de Kerhué sur le village de Queninen situé sur les coteaux de Guérande.

Des fours à sel ont été découverts, et des traces d’exploitation d’étain et de plomb qui témoignent que les Vénètes et les namnètes, peuples de la presqu’île guérandaise, produisait du sel et des métaux dès la période de l’âge de fer (800 ans av JC).

La Loire et la Vilaine sont les voies qui relient la presqu’île à la Bretagne intérieure un axe important dans la Gaule antique, les routes autres routes principales se trouvant de l’autre côté du marais après le territoire de Brière. L’habitat s’agglomère le long de ses voies navigables de manière dispersée.

Après la conquête de la Gaule par les romains, le coteau de Guérande sera occupé par de villae, grandes exploitations agricoles. On peut voir encore aujourd’hui un des murs d’une construction monumentale du côté de Clis édifié par les romains où sans doute une garnison s’y établit. Après l’effondrement de Rome, la presqu’île revient à un général romain qui sera défait par Clovis, roi des francs, qui à sont tour annexe le territoire. Nous sommes alors en 486, au Ve s.

Mais après des guerres entre chefs bretons et Clotaire 1er (roi des francs), la presqu’île retourne à la Bretagne, le royaume du Broërec Waroch. C’est de cette période, le haut moyen-âge que naît la cité de Guérande.

Création de la ville de Guérande

La christianisation est déjà amorcée et c’est naturellement autour de son église que s’organise le bourg comme le souhaite les trois “décideurs”: Les évêques du royaume franc de Nantes et de Poitiers et le roi de Bretagne. Par la suite, de la Cornouaille voisine, des colons bretons viennent s’implanter au VIe et VIIe s en pays guérandais, constituant au sud, l’avancée la plus forte de la langue bretonne. Après un temporaire basculement du pays de Guérande dans le royaume franc vers 800 grâce à al reconquête du territoire, la presqu’île redevient terre bretonne après le Traité d’Angers et restera dans l’escarcelle du Duché de Bretagne jusqu’à la Révolution.

Cependant, Guérande reste sous la juridiction religieuse de l’évêché de Nantes, celui-ci partageant l’acquis des droits de propriété de la cité guérandaise avec le duché de Bretagne. Malgré la défense de la ville, les normands réussissent à occuper le territoire jusqu’en Xe s ce qui entraîne une dislocation des institutions. Puis, après le départ des normands, Guérande retrouve l’organisation qui prévalait avant son invasion avec à la sa tête un viguier chargé de gérer la cité sous l’autorité du Duc de Bretagne. À cette époque vers l’an 1000, Guérande était encore un port dont les falaises dominaient une vaste baie de 4000 hectares. Il s’enrichit grandement grâce à la production et au commerce du sel.

C’est au XIIe s que commence la fortification de la cité pour se prémunir des attaques et les remparts sont construits. C’est à cette même époque que Guérande, avec le développement de son commerce (sel et vins), acquiert des navires pour transporter ses produits dans toute l’Europe. La grève du Traict devient alors un petit port d’embarquement des marchandises mais son ensablement à partir du XVIe siècle oblige le déplacement des activités portuaires vers Le Croizic et Le Pouliguen.

Pendant la période trouble de la guerre de 100 ans, la guerre de succession de Bretagne a pour conséquence la mise à sac de la ville en 1342: les fortifications sont démontées, les églises sont détruites, pillées et les habitants sont massacrés. (plus de 4000 habitants). La ville est alors très riche du fait du contrôle du littoral, source de richesse avec les nombreux flux de marchandises, ainsi que de la production de vin. Dès l’année suivant, Guillaume du Verger, administrateur de la ville pour Jean de Bretagne, comte de Montfort, répare et renforce les fortifications. Cela n’empêche pas les opposants de poursuivre leur velléité sur la ville. Enfin en 1365, le traité mettant fin aux guerres de succession de Bretagne est signé qui conforte la propriété de Guérande au fils de comte de Montfort.

C’est la fin du Moyen-âge et la gestion de la ville se libère de l’administration nantaise par la création d’une sénéchaussée couvrant treize paroisses. La paix ne durera pas et en 1371, de nouveau un nouveau siège de la ville est organisé par Du Guesclin, surnommé Le Dogue noir de Brocéliande par les anglais, partisans de la famille Montfort. Les nobles avec son appui reprennent la vie tandis que Jean IV (Montfort) se résigne à s’exiler en Angleterre. Ces conflits récurrents profitent au roi de France qui tente alors de s’emparer de la Bretagne. Mais les seigneurs de Bretagne veille et le conflit reprend contre les troupes du royaume de France.

Il faudra la signature d’un nouveau traité pour que cesse les hostilités et que soit clarifiée la succession de la Bretagne. La duchesse Anne de Bretagne en 1484, pour compenser les dépenses liées à la défense de la ville, octroie plusieurs privilèges aux habitants comme la dispense d’impôt des marais salants.

À partir du XVIIe s, des maisons bourgeoises en granit sont reconstruites dans la vieille cité, la moitié sont encore visibles aujourd’hui.

Sous la révolution, en 1793, une partie des jeunes habitants refusent le tirage au sort pour la levée d’hommes en armes comme bon nombre dans le grand ouest mettant à sac les administrations afin de trouver les documents leur permettant d’échapper à l’enrôlement et aux nouveaux impôts.

Les marais-salants, activité prépondérante jusqu’au XIXe s assurera la prospérité de Guérande avant que l’industrialisation des salins du midi entame leur déclin. On passe de 2350 paludiers à 370 en 1934. De plus, le développement économique de Saint-Nazaire supplante la presqu’île qui doit sa survie à la réorientation de sa production vers des activités agricoles et d’élevage.

Mais le chemin de fer nouvellement implanté sera le fer de lance du développement touristique sur tout le littoral atlantique. Les stations balnéaires fleurissent et un nouveau souffle est donné à la région.

Le tourisme est lancé et l’attrait pour Guérande ne se démentira plus, entraînant avec lui un regain d’évènements culturels d’envergure régionale: La Fête médiévale de Guérande, le Festival annuel de Musique « La Voix des Orgues, le Festival du livre de Guérande, Les Celtiques de Guérande, le Festival Terres Blanches, la Fête des Métais…

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Guérande et ses marais-salants

Ce sont les marais salants les plus septentrionaux de France qui s’étendent aujourd’hui sur plus de 1700 hectares récoltant 15000 tonnes de sel par an.

Quand la marée est haute, l’eau entre dans deux larges  étiers,  le traict du Croizic et le grand étier de Pouliguen et pénètre les bassins entourés de digues et de levées de terre. Son circuit la mène dans les vasières où progressivement, par un circuit de dénivellation étudié (le cobier, les fards puis les adernes) l’eau se décante avant de venir dans les oeillets, où le sel se dépose, prêt à être ramassé par le paludier, armé de son long râteau, le las. Pour recueillir le fin du fin: la fleur de sel, le paludier utilisera la lousse.

C’est en observant  l’action du vent et du soleil que les moines de l’Abbaye de Landevennec, une des plus importantes de Bretagne, apprirent à maîtriser la récolte du sel bien qu’à Guérande, on le récoltait  dès l’Age de Fer. Mais le tracé des marais salants tels qu’ils apparaissent aujourd’hui  ont été conçus par les moines. Depuis, jour après jour, suivant le rythme des marées, le paludier récolte le trésor blanc de Guérande.

Tout autour des marais salants,  de nombreuses maisons traditionnelles, datant des XVIIe et XVIIIe siècles sont encore visibles. Elles ont la particularité d’avoir un escalier extérieur  qui permet d’accéder au niveau supérieur. Leurs toitures  d’ardoise et leurs façades d’un blanc immaculé préservent l’harmonie des camaïeux de gris et de blanc des marais.

La cité médiévale

Magnifiquement conservée, la cité est organisée autour d’une enceinte de 1434 m de circonférence (plus grande que la cité de Carcassonne) ponctuée de 10 tours et 4 portes: la Porte Saint Michel ; la Porte Vannetaise ; la Porte de Saillé ; la porte Bizienne. Les douves initiales ont été largement remblayées mais une partie reste visible entre la Porte Vannetaise et la porte Bizienne.

La collégiale Saint-Aubin trônant au coeur de la cité a subi de très nombreuses transformation au cours des siècles dont on ne connait pas en détails les étapes, les fouilles archéologiques n’étant pas assez probantes.

Des éléments dispersés attestent de l’édification de plusieurs chapelles à partir du VIe siècle. Puis les incursions vikings ont permis l’extension de l’ancienne église en style roman à partir du XIIe s, gardant le choeur en l’état. Au XIIIe est ajoutée une façade et le rajout de 8 colonnes avec chapiteaux dans la nef.

Puis à la suite du premier sac de Guérande, la collégiale ruinée est reconstruite à partir de 1380 en style gothique. À partir du XVIe s, on aménage la nouvelle église de vitraux.

Divers évènements climatiques endommageront l’église et plus sérieusement la flèche qui sera reconstruite en 1872 et quatre ans plus tard, la façade trop vieille s’effondrera sous le poids de la nouvelle flèche. La restauration de la collégiale se terminera en 1885.

Un peu plus loin, la chapelle Notre dame de blanche témoigne de l’attachement du Jean Monfort à la cité. C’est lui qui en décida la construction au XIVe s. Dans ses murs sera signé le second traité de Guérande. De style gothique, cette église a la particularité d’avoir une nef sans transept.

 

 

 

 

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  • By valerieJean Biographe
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